Le consert

Et tandis que sur la scène on chantait, je pleurais.Tandis qu'on applaudissait, je hurlais. Tandis qu'on hululait, je songeais. Songeais au pire, mais c'est quoi le pire ? Etre ou ne pas être ?
E
tre, ça peut être une rebellion, l'amour fou, une harmonie presque parfaite, un peu de sexe qui sait.
Ne pas
être ce serait sûrement une honte, une peur certaine, beaucoup de gêne, pas assez d'amour à l'intérieur d'un coeur fragile et timide...
E
t quand on ne sais pas si on veut l'être ou ne pas l'être, qu'est-ce qu'on fait ? On attend ? On attend quoi ? Un signe ? Et c'est quoi, le signe ?

Mais d
'abbord, C'est quoi l'amour pour vous ? Pour Lui ? Pour moi, je sais :
C'es
t dans la tête. Ca commence par un : « Qu'il est con, c'te gars ! ». Puis on s'habitue à ses conerires, à ses défauts. On l'apprend, on commence même à pouvoir compléter ses phrases.
Pu
is une étincelle. Pour certaines, ou certains -– on ne sait pas ce qui peut nous arriver -– c'est un regard envoutant, ce genre de regard qui veut tout dire, acompagné d'un sourir rempli de sous-entendus... Pour d'autres, c'est une claque sympatique sur les fesses, ou un petit streep, le temps d'un anniversaire pourri, avec un gâteau pourri et des parents pourris qui verifient par le trou de la serrure -– si vous avez la chance d'en avoir une à la porte votre chambre -– si ça ne se termine pas en partouze.
Ensuite
, cette étincelle se consume et devient plus vive, plus grande, alors à ce moment là on sait qu'on l'aime. Et le périple commence.
A cet endroi
t il y a deux catégories de personnes :
Ce
lles qui sont sûres d'elles -– elles savent qu'elles sont belles et elles le montrent, elles savent aussi qu'elles ont une chance, elles ont de l'experience et connaissent un coin pour embrasser à l'abri des regards indiscrets. Elles ont un paquet de lettres d'amour gros comme ça dans leur bureau et il n'y a plus qu'a y écrire le prénom du client suivant en haut de la page. La plupart les ont tous déjà sucer, voire plus, c'est pour dire. Des millions de fois on en a entendu qui confiaient, si on peut apeller ça une confession, leur amourette. Tiens, je l'aime. Oh, je l'aime plus.
Et il y a les personnes qui n'osent pas. Elles se sentent mal dans leur peau, elles n'ont jamais vraiment eu d'experience avec quelqu'un d'autre que celui qui quand elle était en 6éme l'a arcelé dans la rue en lui touchant le cul. Elles sont traumatisées par l'idée d'embaler car elles ne savent même pas comment si prendre, ces connes, et tous ceux qui leur disent «je t'aime » sont ses copines. Elles cherchent le grand amour, même si elles savent que le prince charmant n'existe que dans les contes qu'elles lisent toujours. Et si j'étais l'une d'entre elles ? Moi, du haut de mes 1 mètre 63, persécutée par ma maladie qui m'empêche de regarder les garçons torse-nu en sport, condamnée à une vie banale et sans couleurs, et qui crois comme tout le monde que je suis exeptionelle car je sais penser. Je me sens proche des « gens bien » alors que je suis loin d'en être une.
Et je l'aime...
Le consert

# Posté le vendredi 06 avril 2007 15:36

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:23

Lui

Lui, c'est celui qu j'aime. Depuis combien de temps ? Je ne sais pas. Je ne compte pas. Il n'est pas beau, il en ai loin, et il ne l'a jamais été comme il ne le sera sans doute jamais. Il n'aime pas les filles bien roulées (tant mieux, je n'en suis pas une). Il a comme tous les garçons de son âge -– 15 ans -– un côté pervers, très marant. Ses yeux sont si petits qu'ils se faufilent partout sans qu'on apperçoit qu'ils nous observent. Il habite loin de moi. Oh, pas à 200 km non plus, mais suffisament loin pour que je ne puisse pas aller chez lui de mes propres moyens. Si, peu être en vélo, mais de toutes façons le courage n'y serait pas. Nous ne nous connaissons qu'à travers une sorte d'association sans vraiment d'importance, et nous nous voyons ainsi toutes les deux semaines environ. Nous passons le week end ensemble à nous épier mutuellement. Chaque geste de l'un est gravé dans la mémoire de l'autre. De tant à autres, nos yeux se croisent, et nous nous fixons comme ça pendant une minute. Assez pour que je crois qu'il m'aime, pas assez pour qu'il voit que je l'aime. Et quand personne ne peut nous voir, nous nous glissons un faible sourir.
Quelques fois, je m'imagine qu'il va me prendre par ma main, m'emmener dans un coin et m'embrasser à l'abris des regards indiscrets, comme le ferait toute personne sûre d'elle. Il est sûr de lui. Mais ce moment ne vient pas.

Il m'a déjà aimé. Aimé comme il n'avait peu être jamais aimé auparavent. Il était à ce moment là mon meilleur ami. Puis il me l'a dit. Ne n'ai pas pû refuser. Un mois passa. Et j'ai cassé. Je ne raconterais pas ce mois si long qu'il m'a semblé que ça en faisait deux. Un mois d'interminables soufrances et de gêne.
Un an a passé depuis. Je suis encore gêné avec lui. Moins. Mais encore. Je ne sais pas s'il m'aime toujours. Je ne sais plus rien de lui. Il ne sais plus rien de moi.

Il n'y a pas longtemps, il m'a dit que j'étais sa meilleure amie. Je ne lui ai pas dit que lui est celui que j'aime. Que j'aime comme je n'avais jamais aimé auparavent.

Je ne veux pas lui demander s'il m'aime, je n'ose pas, je butte.
Alors je me résigne sur mon sort. Je deviens folle. Pour de vrai. Je ne dors plus. J'écris des livres bidons et je les fait lire à des copines, espérant que quelqu'un me pardonnera grâce à ça.
Lui

# Posté le vendredi 06 avril 2007 15:42

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:26

Un poids au coeur, puis plus rien

J'ai mal. Mal au coeur. Comme un poids qui me tire, attiré vers le centre de la Terre, cherchant la chaleur d'un corps où on pourrait sentir le battement de son coeur. Son coeur à Lui. Lui...
Parfois l
es choses tournent mal. Parfois bien, mais parfois mal. Seulement là, elles ne tournent pas. Chacun reste dans son bled pourri à écouter les mêmes chansons des Beatles. Dès que je le retrouve, après deux semaines d'attente, j'ai envi je le serrer très fort dans mes bras, lui carresser la joue. Et quand je le vois, on s'évite un peu dans les premières minutes, et ensuite on se rejoint et on se dit juste bonjour. Ah ! Dire bonjour, lamentable rituel ! Chaque fois qu'on va quelque part, on perd une demi-heure à claquer deux bises sur des joues hypocrites qui appartiennent à des cons dont on se fiche éperdument, et à qui on à rien à dire.




***




J'ai un problème
. Je me suis habituer à ses fines lèvres. Son visage aquilin me semble familier. Il ne m'étonne plus. Je ne cherche plus à me retrouver à côté de lui quand on s'assoie, parce que je sais d'avance qu'il ne fera rien d'autre que si j'étais en face de lui. Je me lasse de son humour. Je n'ai même plus envi d'entendre le son de sa voix. Je perd espoir. Le joli garçon que j'aimais est devenu un jeune homme comme les autres, qui grandi et qui se transforme. Je m'apperçois maintenant qu'il a mué, depuis tant de mois que je suis aveuglée par l'amour. Je m'étais promis étant petite de n'aimer personne, et personne ne devrait m'aimer. Quelqu'un m'a aimer, et c'est passé. J'ai aimé quelqu'un, et c'est passé aussi.On ne lui dira pas, à cette fillette, pour ne pas la décevoir. On ne lui dira pas.

Et tandi
s que sur la scène on chantait, je pleurait.Tandis qu'on applaudissait, je hurlait. Tandis qu'on hululait, je songeais. Songeais au pire, mais c'est quoi le pire ? Etre avec celui que l'on aime ou ne pas être avec celui que l'on aime?
Etre av
ec, ça peut être une rebellion, l'amour fou, une harmonie presque parfaite, un peu de sexe qui sait.
Ne pas être avec
ce serait sûrement une honte, une peur certaine, beaucoup de gêne, pas assez d'amour à l'intérieur d'un coeur fragile et timide...
Et quand on
ne sais pas si on veut être avec lui ou non, qu'est-ce qu'on fait ? On attend ? On attend quoi ? Un signe ? Et c'est quoi, le signe ? Il n'y en a pas. On se démerde.
Un poids au coeur, puis plus rien

# Posté le vendredi 06 avril 2007 15:44

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:36

Coeur noir

Aujourd'hui, un garçon m'a dit qu'il m'aimait. Je n'ai rien dit. Il a été étonné de mon silence, il avait sûrement la veille revu toutes les phrases que j'aurais pû sortir, et il aurait eu le dernier mot. Mais je n'ai rien dit. Je l'ai regardé, avec l'air le plus indifférent possible, et il a baissé les yeux. Il a regardé ses pieds mouillés par la pluie, a pincé ses lèvres et a tenté un regard vers moi. Je l'ai soutenu. Il a voulu m'embrasser, cet imbécile, ne sait-il pas que je n'aime et que je n'aimerais jamais personne ? Je suis parti, le laissant le visage penché, la bouche tendue. J'ai courru droit devant moi. J'ai gagné l'avenue principale de la ville, bondée de monde, comme toujours. J'ai dûe bousculer une dizaine de pauvres fashion. Et je cours toujours. Je ne peux plus m'arrêter. Je cours pour fuir l'amour. Une personne comme moi, traumatisée par l'amour, ne peut pas recommencer une relation, avec qui que ce soit.



***




J'emmerde tout le monde. Je n'ai plus d'amie. Elles se sont fait la malle, me voyant changée. J'ai surpris mes parents dans une converstion, disant qu'ils pensaient m'envoyer sous assistance sociale. Et dire que ce sont des éducateurs. Un homme dans la rue m'a dit que je faisait peur. Je lui ai montré mes dents et il s'est enfui en courant. Je domine le monde. Les gens qui ont choisi d'aimer ne dominent qu'une seule personne, ou bien sont dominés par le monde entier. Et JE domine le monde entier. Je suis une super nana. Je fuck les chiens, les fillettes tressées, les jeunes filles au talons aiguilles, les femmes au tailleur parfaitement repassé, les vieilles femmes avec leur parapluies. Je fuck les chats, les garçounets qui pleurent, les jeunes hommes aux casquettes, les beaux gosses aux biscottos, les vieux avec leurs cannes. Les rascistes, les banlieuards, les fonctionaires, les conseillers d'orientation, les gens "civilisés", je fuck tout le monde. Je VOUS emmerde. Et vous ne direz rien. Car vous êtes à moi. Pour l'éternité.
Ce garçon, qui m'avait déclaré sa flamme il y a deux mois, je l'ai revu. Il a eu peur de moi. J'étais contente. Je l'ai giflé. Il a pleuré. J'étais contente. J'aurais dû le faire il y a un an et demi.Car c'était Lui.
Coeur noir

# Posté le vendredi 06 avril 2007 15:57

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:35

bal

bal
J'ai envi de dévaler les escaliers, prendre mon vélo, rouler jusqu'à la salle des fêtes où désespéremment il m'attend, lui sauter dans ses bras, l'enlacer, lui carresser la joue, puis reprendre mon vélo laissé tomber sur le trottoir et repartir le coeur libre chez moi, ranger mon vélo, remonter l'escalier, me remettre sur l'ordi où je suis en ce moment et y écrire que je l'aime et que je viens d'acomplir un exploit.

Si il
m'attend désespéremment dans la salle des fêtes de St Julien les Villas, c'est parce que je n'ai pas envi d'aller au bal folk, pas envi de le voir, de lui dire bonjour, d'afronter son regard. Je n'ai pas envi de me retrouver toute seule avec lui et que le monde sache que je suis - ou censée être - avec lui. Je n'ai pas envi qu'il m'invite à danser, je n'ai pas envi de refuser son invitation, de danser avec lui, qu'il me prenne la main discrètement ou simplement qu'il me fasse un sourir. Je n'ai pas envi de ressentir une boule à la gorge, un poids au coeur, une crampe à l'estomac, des frissons dans tous le corps, pas aujourd'hui. Je n'ai pas envi qu'il me dise qu'il m'aime, je n'ai pas envi qu'il m'aime.

Je p
leure sur mon clavier de ne pas le voir alors que je ne veux pas. Je pleure car je n'ai pas le courage de l'éteindre et de prendre mon vélo. Je ne veux pas être aimée. Je ne veux même pas aimer.

Pour
tant je veux le voir et lui dire combien je l'aime, car je sais que des écritures ne suffisent pas. Je veux lui dire, maintenant, tout de suite.
Pourquoi la vie est-elle si compliquée ? Ou plutôt pourquoi suis-je si compliquée ? Pourquoi les parents ne sont-ils pas des alouettes ? Qu'est-ce que c'est que ce sentiment rouge sang qui fait souffrir les gens ? Pourquoi la fumée de cigarette ne fait-elle pas du bien au coeur, mais seulement aux poumons ? Pourquoi le repos ne calme-t-il pas les chagrins d'amour ? Est-ce qu'il danse pendant que je me lamente ? Pendant que je ne peux plus cesser d'écrire ? S'amuse-t-il sans moi ? Pense-t-il autant à moi maintenant autant que je pense à lui ? Sait-il vraiment ce que je suis en train de faire en ce moment ? Que je suis en train de poser des questions stupides qu'un ado sur deux se pose, et que je les écris sur un vulgaire blog, que des gens que je ne connais peu etre pas sont en train de lire ? Il ne sait pas non plus que je me suis battue tout le début de soirée pour ne pas venir à ce bal folk où il est peu être affalé sur une chaise en train de se goinfrer de fondant au chocolat.

J'
ai l'impression que personne ne me comprend et je me sens horiblement seule. Lui, il fait semblant de me comprendre mais je suis sûre qu'en fait il se demande pourquoi je suis comme ça. En fait, je ne le sais même pas moi-même. Peu être que j'ai peur. Peur de décevoir. De le décevoir. De me décevoir. Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, je vais maintenant éteindre mon ordi et aller me coucher, et je ne ressortirais pas de ma chambre avant demain midi, et quand je me réveillerais, je commencerais par égouter mon oreillé mouillé par mes larmes sur ma fenêtre que je juge la seule chose qui me comprenne.
T
LLTFl l

# Posté le dimanche 13 mai 2007 09:28

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:40

écris le17/05/07

écris le17/05/07
Je n'en veux pas. Du pire. Mais comme dirait ..., c'est quoi le pire ? Le pire, c'est qu'il me regarde. Qu'il m'épit, tout le temps. Que je sente ses yeux posés sur moi. Le pire, c'est qu'il me parle. Même une simple banalité, quelque chose d'aussi con que lui. Le pire, c'est qu'il me dise qu'il m'aime. Le pire, c'est qu'il m'embrasse.
Mais tout ça, le pire, c'est que je crois qu'il va le faire, après demain. Je n'est pas envi d'y aller. Mais j'y suis obligée. Et si elle ne venait pas ? Faudrait-il que j'afronte ça toute seule ? Je ne pourrais jamais sans elle.
Je
ne veux pas y aller. Je ne veux pas y aller. Je ne veux pas y aller. Je ne veux pas y aller. Je ne veux pas y aller. Quand tout sera-t-il fini ? Quand tout redeviendra comme avant ? Jamais. D'une certaine façon, nous nous aimerons toujours. A moins que...
Je ne veux plus l'aimer. Ou plutot je ne veux plus qu'il m'aime. Il faut que je l'appelle, elle. Que je m'assure qu'elle vienne.
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# Posté le dimanche 20 mai 2007 04:53

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:41

Baby Carni Bird (écrit le 19/05/07)

Baby Carni Bird (écrit le 19/05/07)
Je désespère. On pourrait se demander pourquoi, car pourtant j'ai tout pour être heureuse. Mais en ce moment, c'est le contraire. Ca va pas. Rien ne va plus. J'ai le vertige de l'amour. Le nôtre a pris trop d'ampleur, et j'aurais dû être claire dès lebut. Quand jeudi je craignais qu'il vienne me voir, c'était rien. Comparé à maintenant. Je crois bien qu'il ne va pas lacher l'affaire comme ça, ça m'inquiete. J'aurais dû me mefier, être nette, et dire non dès le début. NON, NON, NON et NON. C'est plus dificile maintenant, mais il faut que j'y arrive. Sinon, le pire risque d'arriver... Qui sait ? Promis, promis, je lui en foutrais des promesses pleins le gueule moi ! Putain !
Ce n'est qu'un petit gars qui apprend la vie, l'amour et ses coups. Eh puis, il ne me mérite pas.

Je suis peu être dure avec lui, mais encore pire avec moi-même. Chaque mot que j'écris en ce moment est comme un coup dans mon coeur. Je l'aime l'entends-tu ? je l'aime !
Demain, je vais encore lui parler, il va encore être accablé, et encore il va me demander une tonne d'explications. Alors encore une fois je vais lui pondre franchement, mais chaque lettre frappée sur mon clavier sera comme une gifle. Pour lui. Pour moi. Au moins nous soufrirons ensemble.

Faut
-il vraiment que je quitte les éclés pour l'oublier ? Il doit surement y avoir un autre moyen. Car ce n'est pas une rupture officielle qui va faire cesser nôtre amour.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 05:13

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:43